Soudures de l'EPR en Finlande : "dispositions nécessaires" prises (Areva)

AFP - 13 aout 2008 - PARIS - Les "dispositions nécessaires" ont été prises pour se conformer aux exigences de l'autorité finlandaise de sécurité nucléaire (STUK) concernant les soudures de la construction du réacteur nucléaire EPR, a déclaré mercredi à l'AFP un porte-parole du groupe français Areva. Greenpeace avait un peu plus tôt affirmé détenir des documents confidentiels faisant état de problèmes de sécurité "inquiétants", concernant des soudures.

"Le consortium (en charge de la construction, ndlr) a pris en compte les remarques faites" par le STUK "au sujet des soudures. Il les a répercutées au sous-traitant concerné, Bouygues." Ce-dernier a "pris les dispositions nécessaires pour se conformer aux exigences de l'autorité de sûreté finlandaise", a affirmé un porte-parole du groupe nucléaire français.

Selon Areva "la qualité des travaux physiques et la qualité des produits ne sont pas en cause".  Contacté par l'AFP à Paris, Bouygues n'était pas en mesure de faire immédiatement un commentaire. L'organisation de défense de l'environnement Greenpeace affirme dans un communiqué que "des documents techniques (...) montrent que le constructeur français a autorisé pendant plus d'un an que le travail de soudure soit réalisé sans que les procédures ne soient approuvées".

L'EPR est construit par un consortium composé d'Areva et du groupe industriel allemand Siemens. Il s'agit du premier réacteur de troisième génération construit dans le monde. La construction d'un deuxième EPR a débuté en France en décembre à Flamanville (nord-ouest).

 

Greenpeace appelle à l'arrêt de la construction de l'EPR en Finlande

 

AFP - 13.08.08 - Greenpeace a appelé mercredi à l'arrêt immédiat de la construction du réacteur nucléaire EPR du groupe français Areva en Finlande, affirmant détenir des documents confidentiels faisant état de problèmes de sécurité "inquiétants".

 

"Des documents techniques (...) montrent que le constructeur français a autorisé pendant plus d'un an que le travail de soudure soit réalisé sans que les procédures ne soient approuvées", affirme l'organisation de défense de l'environnement dans un communiqué. "La qualité des soudeurs n'a pas été vérifiée et (...) il y avait et il y a toujours des personnels non qualifiés pour superviser les travaux de soudure", ajoute Greenpeace, estimant que ce manque de normes est "plus qu'alarmant".

 

L'organisation appelle à la "fin immédiate de la construction sur le réacteur". "Alors que l'énergie nucléaire est par nature dangereuse, la culture de sécurité douteuse du constructeur français Areva et de ses sous-traitants menacent d'augmenter considérablement les risques de cette centrale nucléaire", dit-elle.

 

Le principal sous-traitant d'Areva est le groupe de BTP français Bouygues. Contactés par l'AFP à Paris, les deux groupes n'étaient pas en mesure de faire immédiatement un commentaire.

La Finlande veut un rapport sur le chantier de l'EPR

 

Reuters - 13.08.08 - L'autorité finlandaise de sûreté nucléaire (STUK) a annoncé mercredi un réexamen des normes de sécurité utilisées pour la construction du premier réacteur EPR du pays après la publication d'un rapport de Greenpeace émettant des doutes sur les travaux de soudure réalisés sur le site. STUK a rejeté les accusations de l'organisation de défense de l'environnement selon lesquelles des irrégularités auraient été commises lors de l'approbation d'éléments de la structure stratégiques pour la sécurité, tout en ajoutant qu'un audit rapide d'autres travaux de soudure du projet allait être lancé.

 

"Le ministère va très vite nous commander un nouveau rapport sur ce point et nous comptons y répondre d'ici à la fin de la semaine prochaine", a déclaré à Reuters Petteri Tiippana, directeur adjoint de STUK. Le réacteur en cause, qui sera le cinquième implanté en Finlande mais le premier de type EPR (eau pressurisée de nouvelle génération) à être construit dans le monde, doit être exploité à partir de 2011. Le projet - Olkiluoto 3 - a déjà pris deux ans de retard et un incendie s'est déclenché fin juillet sur le chantier. Selon Tiippana, le respect des normes de sécurité d'un bout à l'autre du processus incombe à la fois à l'opérateur finlandais, Teollisuden Voima (TVO) et au français Areva , qui construit le réacteur avec Siemens.

 

Contrairement à ce qu'affirme Greenpeace, Tiippana estime toutefois que le travail de soudure n'est pas en cause. "Les soudures importantes en matière de sécurité dans les structures de béton sont bien réalisées - il n'y a pas de lacunes dans les procédures en matière de soudure, dans la qualification des soudures et dans les soudures elles-mêmes", a-t-il dit. AREVA DIT AVOIR CORRIGE LE TIR "(Celles) qui ont une importance sur le plan de la sécurité sont bien faites et acceptables et les inquiétudes soulevées par Greepeace sur les procédures en matière de soudures ne sont pas correctes", a ajouté le directeur adjoint de l'autorité finlandaise de sûreté nucléaire. Une responsable de Greenpeace, Lauri Myllyvirta, a toutefois déclaré par la suite que le rapport de son organisation mentionnait des soudures destinées à supporter des charges, qui sont du ressort de la STUK.

 

Areva a déclaré de son côté dans un communiqué que le consortium en charge de la construction du réacteur s'étonnait des commentaires de la STUK. "Les questions d'organisation du chantier font l'objet d'un échange permanent entre le consortium et STUK. Le consortium a pris en compte à l'hiver 2007-2008 les remarques faites par cet organisme au sujet des soudures. Il les a répercutées au sous-traitant concerné, Bouygues. Celui-ci a pris les dispositions nécessaires pour se conformer aux exigences de l'autorité de sûreté finlandaise", a indiqué le groupe. "La qualité des travaux physiques et la qualité des produits ne sont pas en cause", a ajouté Areva. Bouygues s'est pour sa part refusé à tout commentaire.

 

Martin Landtman, responsable du projet chez l'opérateur finlandais TVO, a déclaré à Reuters que les travaux étaient menés dans le respect des réglementations en matière de sécurité. Dans le rapport de Greenpeace, le physicien nucléaire Helmut Hirsch affirme que la procédure à suivre pour les travaux de soudure sur la structure en acier, construite par Bouygues pour le compte d'Areva, n'a été approuvée qu'après le début des travaux. "Des spécifications ont été approuvées et utilisées sans le feu vert d'une tierce partie", peut-on lire dans le rapport. "La construction du réacteur nucléaire s'est déroulée pendant des années selon une procédure qui ne respecterait pas la réglementation requise pour les maisons ordinaires", a ajouté Lauri Myllyvirta.

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La Finlande examine les procédures de sécurité sur le chantier de l'EPR

 

AFP - 13.08.08 - L'autorité finlandaise de sécurité nucléaire (STUK) a indiqué mercredi qu'une enquête était en cours pour déterminer si les procédures de sécurité étaient respectées sur le chantier de construction du réacteur nucléaire EPR du groupe français Areva en Finlande. STUK affirme qu'il n'y a pas de risques sur le site de construction, soulignant que ses investigations portent exclusivement sur les procédures.

 

Mais Greenpeace fait état de son côté de problèmes de sécurité "inquiétants" affirmant détenir des documents confidentiels tendant à le prouver. "Nous examinons les directives relatives au travail de soudure et nous vérifions si les directives ont été approuvées avant le début des travaux. Nous devons également vérifier les qualifications des coordinateurs soudeurs", a expliqué à l'AFP le directeur adjoint de STUK Petteri Tiippana. L'organisation écologiste

 

Greenpeace avait appelé plus tôt mercredi à l'arrêt immédiat de la construction du réacteur nucléaire. "Des documents techniques (...) montrent que le constructeur français a autorisé pendant plus d'un an que le travail de soudure soit réalisé sans que les procédures ne soient approuvées", affirme l'organisation de défense de l'environnement dans un communiqué. "La qualité des soudures n'a pas été vérifiée et (...) il y avait et il y a toujours des personnels non qualifiés pour superviser les travaux de soudure", ajoute Greenpeace, estimant que ce manque de normes est "plus qu'alarmant".

 

L'organisation appelle à la "fin immédiate de la construction sur le réacteur". "Alors que l'énergie nucléaire est par nature dangereuse, la culture de sécurité douteuse du constructeur français Areva et de ses sous-traitants menacent d'augmenter considérablement les risques de cette centrale nucléaire", dit-elle. Le principal sous-traitant d'Areva est le groupe de BTP français Bouygues. M. Tiippana a reconnu que des problèmes de soudure avaient été détectés l'an passé mais assure qu'ils ont été résolus.

 

Un porte-parole d'Areva, interrogé à Paris, a indiqué de son côté que les "dispositions nécessaires" avaient depuis été prises pour se conformer aux exigences de STUK concernant les soudures de la construction du réacteur nucléaire EPR. "Le consortium (en charge de la construction, ndlr) a pris en compte les remarques faites" par le STUK "au sujet des soudures. Il les a répercutées au sous-traitant concerné, Bouygues." Ce-dernier a "pris les dispositions nécessaires pour se conformer aux exigences de l'autorité de sûreté finlandaise", a affirmé Areva. Bouygues n'a pas fait de commentaires. Petteri Tiippana a par ailleurs ajouté que STUK avait rédigé un rapport pour le ministre finlandais du Travail sur les directives de sécurité, rapport qui doit être publié la semaine prochaine.

 

La construction du réacteur nucléaire a déjà été retardée par un problème de qualité de béton. La mise en service de cet EPR est désormais prévue pour 2011, au lieu de 2009. L'EPR est construit par un consortium composé d'Areva et du groupe industriel allemand Siemens. Il s'agit du premier réacteur de troisième génération construit dans le monde. La construction d'un deuxième EPR a débuté en France en décembre à Flamanville (nord-ouest). Ce sera le cinquième réacteur de Finlande et le troisième de la centrale nucléaire d'Olkiluoto. Environ un quart de l'électricité consommée en Finlande provient du nucléaire.

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